Avant / Maintenant ( partie 1 )

La semaine dernière, j’ai eu un choc.

Pas un grand choc, mais une surprise de taille qui fait du bien pour se remettre un peu dans le contexte actuel. Rien de bien choquant, hormis pour de moi à moi-même. Une photo, qui m’a recentrer sur le moment présent.

La voici :

Cette jeune femme habillée en viking ( non, je ne fais pas de film, mais c’était à l’occasion d’une semaine en reconstitution historique Xe siècle ) c’est moi. C’est moi ( ou le reflet extérieur de moi ) il y a de ça 1an et demi. Je crois que c’est le plus gras que je n’avais jamais atteint.

210lbs ( 96kilo ) pour un normal 5p6 ( 1,68m ).

Vous savez ce qui ma choquée le plus à revoir cette image ? C’est à quel point, à cette période, mon surpoids me dérangeait si peu. C’est de me rappeler la raison pourquoi je n’aimais pas me faire prendre en photo ( J’aime faire de la photo, et ça depuis très longtemps, jamais je ne me qualifierais de professionnelle mais, disons que j’ai de l’expérience acquise depuis 1997. Bref, le complexe de la photographe photographiée ).

Et qu’elle était cette raison ?
Je n’aimais pas me voir en photo parce que l’image ne reflétait pas comment je me sentais, moi. Dans mon imaginaire, ma conscience, je n’étais jamais aussi grosse que sur les photos( qui en témoignait le contraire. Et j’étais pas si « grosse » que ça, mais j’avais nettement, un surplus de poids apparent ). C’est fâcheux, n’est-ce pas ? Toute les fois, ça me remettait en plein face la dichotomie entre ma conscience, mon moi profond et mon corps.

J’avais pourtant beaucoup d’amis ( proche ) qui prônait :  » Un esprit sain, dans un corps sain » . Maxime que j’avais toujours comprise et mesuré toute l’importance. J’y croyais. Vraiment.

Comme j’étais si effacée et loin de me douter, sous ce mur d’illusions que j’entretenait, que j’étais carrément à côté de la plaque !

Je n’ai pas envie de faire de leçon, je n’ai pas envie non plus de vous dire :  » Si je l’ai fais, vous pouvez le faire vous aussi ! »

Je n’ai aucune intention de vous dire que c’est facile, plaisant, joyeux.
Mais j’ai une envie bien étrange de partager l’expérience avec vous.

Pourquoi ?

Parce qu’un jour, on m’a dit, face à cette reprise en main :  » Ah, j’aimerais tellement être comme toi !  »

Je crois que cette phrase m’as fait plus de peine que de me flatter. Oui, j’étais triste que l’on me dises ça parce que ce coup pied au cul  cette reprise en main était purement personnelle, de moi à moi. Je m’étais jamais imaginée que quelqu’un voudrait être « comme moi » , d’être apte à réagir comme moi. Ça été un processus de prise de conscience, de claque au visage monumentale et surtout je crois avoir eu un chemin pour m’y rendre particulier. Avais-je des outils de plus ? Peut-être. Était-ce le bon moment ? Probablement. Aie-je eu le courage de ne pas le laisser passer ce coup-ci ? Oh que oui ! Et du courage, il m’en a fallut ! Une détermination que je ne croyais pas avoir en moi, ou mouvement que j’ai entamé par la force des choses. . .

Pourquoi vouloir « être comme moi  » quand la clef du succès est nettement  » Être soi !  »

Et c’est ça l’important.
Au final, ce que j’ai retrouvée, c’est MOI !

1ans et demi plus tard, je perdu 60lbs ( 27kilo ) et je le maintient radieusement.
Pour la première fois de ma vie, mon esprit ressemble à mon corps, et vice versa. Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas envie de pleurer en regardant une photo de moi. Pour la première fois de ma vie, je peux m’acheter des vêtements dans les magasins « normal ». Pour la première fois de ma vie, je m’achète des bikinis avec une hâte de les porter !

Je ne suis pas une top modèle, je ne suis pas maigre non plus, j’ai un corps de plus en plus en santé.

Et c’est ça qui est important.
Voici donc mon petit témoignage, pour celle qui seront curieuse de voir comme je m’y suis pris et ou j’en suis et qui seront, qui sait, inspirée !

Coup de pied au visage et revers dans le ventre

M’ouaip. Je vous le dit, c’est ce qu’il faut pour enclencher le mouvement. Et malheureusement, ça ne semble pas toujours être un événement joyeux qui en est la cause. ( bah, avec du recule, on en rediscute, mais à l’époque, c’était pas joyeux ) Il faut quelque chose qui bouscule. Il faut un événement qui frappe, qui choc, qui s’insinue dans ce monde d’illusion de confort que l’on se crée. Il faut une idée, une pensée, un moment, une réalisation, une parole, un mot, un geste… juste une chose qui arrive à percer votre carapace pour ouvrir le chemin vers de multiple voies à prendre.

Pour ma part, ce fut une rupture amoureuse surprise.
Il revenait de voyage plein de rêves qui m’incluait, auquel j’avais envie de m’inclure de tout mon coeur, j’étais prête à le suivre, j’attendais ça  depuis presque 4 ans. . . et puis, bah non. Ce même soir,( la journée de son retour triomphale ) tout bascula. Évitons les détails mais disons que c’était une surprise à laquelle je ne m’attendait pas. Pendant les 2 à 3 jours suivant, ce fut révélations, dévoilement de ses réelles aspirations, de ses vrais rêves, de ses vraies désirs et qu’au final, il avouait qu’il se foutait bien de ce que je souhaitais ( grosso modo ) . Double surprise. Pour la première fois de ma vie, j’étais en plein dans une vraie rupture amoureuse. Une vraie de vraie, que je n’avais pas vu venir.

J’ai pris la décision d’en finir. Je ne supportais plus les pleurs, les cris, l’incertitude et la culpabilité. Pour son bien ( oui, parce que, à ce moment là, je pensais à son bien à lui ) j’ai pris cette ultime décision.

C’était finit.
OMG !
J’y repense encore aujourd’hui et je souris nostalgiquement.
Du jours au lendemain, je me retrouvais toute seule.
Du jours au lendemain, je ne savais pas ce que j’allais faire, ou j’irais ( nous allions déménager dans une autre ville le mois prochain ) ni qui j’étais.
C’était la première fois depuis 10 ans que je ne savais pas ce que j’allais être la minute d’après celle qui venait de passer.

BONJOUR LE MOMENT PRÉSENT ! BONJOUR LA RÉALITÉ ! DANS TA FACE LA VRAIE VIE !

Bam ! Direct dans le ventre !
BAM ! Angoisse ! Stresse ! Pleurer toute seule tout les soirs !

Et combien de temps j’ai pris en m’en remettre de cette rupture ? D’arrêter de pleurer en y pensant ? 3 jours. Je suis allée me réfugier chez mes parents tout le weekend ( ya rien comme l’amour de la famille pour retrouver un peu d’estime de soi ) qui m’ont regardée pleurer pendant 3 jours, qui m’ont accompagnée, encouragée et surtout écouté. J’ai encore pleurée par la suite, mais face à mon sors à moi. . .

Puis, un trucs bien révélateur ce produits pendant ce weekend là.
Un ami commun, que j’appréciait beaucoup, m’écrivit un petit message sur facebook d’encouragement et me faisait part d’une simili inquiétude de me voir disparaître du décor, puisqu’il me trouvait trop sympathique. ( Et mentionnait que ce n’était pas du charme mais bien que je faisais partie des rares êtres humains qu’il appréciait sur terre ) . Je ne sais pas ce qui ce passa dans ma tête, mais j’ai eu ce besoin étrange de « tâter le terrain » ( comme on le dit ). Via nos échange facebook, ce même premier « atroce » weekend de célibataire-depuis-deux-jours-gros-max, je m’exprimait sur le fait que :  » Dommage que je suis pas ton genre de fille, ça aurait été une belle histoire du gars célibataire de puis trop longtemps et de la fille célibataire pour la première fois depuis si longtemps. ( 9 ans … ouch ) … ( Attention, propos de fille post-fin de relation XD ) » … Et bravo. BRAVO ! ( clap clap clap ) … vraiment, je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête à ce moment là. J’avais probablement envie de me rassurer ( comme tout humain à la fin d’une relation ) sur mon « charme » sur la gente masculine.

Dans tout les cas, c’est sa réponse plus qu’honnête ( merci, merci mille fois et encore plus pour cette réponse vrai ! ) qui fit tout basculer :

« Mais pour le meilleur et pour le pire, je suis un gars trop honnête donc je vais tout de même écrire le fond de ma pensé à savoir si t’es mon type de fille. Chez toi, une seule chose me fait considérer que tu n’es pas mon type et c’est le fait que tu aies un surplus de poids, c’est tout! Pour le reste, je considère depuis longtemps déjà que tu te sous-estime d’un point de vue beauté physique. Je considère que tu as bien plus de potentiel que beaucoup de femmes à ce sujet. Tu as des beaux traits, des beaux yeux et un beau sourrire! Et côté personnalité, t’as vraiment pas l’air difficile à vivre! »

Est-ce que c’est méchant de le dire ?
Non !
Est-ce que c’était vrai ?
OH QUE OUI !
Est-ce que je lui en voulait de me l’avouer ?
OH QUE NON !

BONJOUR LE MOMENT PRÉSENT ! BONJOUR LA RÉALITÉ ! DANS TA FACE LA VRAIE VIE !

… suite dans le prochain post !

Une réflexion sur “Avant / Maintenant ( partie 1 )

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